Home sweet home

Je me rappelle avoir lu  quelque part que la société de consommation était née de la volonté de maintenir les femmes au foyer en leur donnant l’impression d’être créatives. Et que les premières déclinaisons d’équipements design pour la maison résultaient de cette stratégie qui consistait à faire croire aux  femmes que même coincées toute la journée entre les quatre murs de leur cuisine, elles pouvaient exprimer librement leur créativité en choisissant un robot ménager bleu pastel et en s’équipant des accessoires les plus en vogue. Ainsi donna-t-on aux femmes au foyer l’illusion de participer aux décisions de la maisonnée, même si celles-ci se limitaient au choix de la couleur du réfrigérateur et au motif des papiers garnissant les fonds de tiroirs, tout en leur permettant de croire qu’elles s’épanouissaient dans une existence follement créative.

Et ce matin, en buvant mon troisième thé vert dans ma porcelaine fleurie, je me suis demandée si je n’en étais pas moi-même à ce stade, prisonnière d’une cuisine rose bonbon emplie d’objets et d’accessoires qui me donnent l’illusion de m’exprimer comme une malade dans cet espace clos, en tête à tête avec ma centrale vapeur dernier cri et mon moulin à café assorti aux carrelages patels.

Je ne prétends pas mal vivre ma situation de mère au foyer ni regretter ces presque trois années qui me séparent de ma dernière journée de vrai travail. Je ne serais pas non plus honnête si je qualifiais ma situation de difficile ni si j’estimais étouffer dans cette vie-là. Elever des enfants à plein temps, je crois que cela me convient plutôt bien et je n’échangerais pas ce train de vie là contre un 35 heures, des factures de cantine et de nourrice à vous faire regretter la non ligature des trompes, et des retrouvailles avec des enfants fatigués à 20 h. Si je m’estime épanouie dans mon rôle de mère à plein temps ? Je crois bien que oui. Et tant pis si les journées commencent très tôt et finissent très tard, je m’en accommode au point de m’estimer drôlement chanceuse d’avoir tout ce temps pour eux, tout ce temps irrattrapable qui file à une vitesse déconcertante, transformant votre foetus en pré-ado fan de Shym en un rien de temps.

Le problème, c’est que très vite, on oublie que vous êtes autre chose qu’une mère. Ou que vous l’avez été. On oublie un peu la vie d’avant et on cesse même de vous demander comment vous allez. On ne se préoccupe plus tellement de vos envies ni même de votre avis, vous êtes la mère qui élève, qui sait et qui gère, et qui s’épanouit comme une petite fofolle dans sa cuisine aux couleurs de dragées, même qu’il paraît que bien des meufs voudraient la même. C’est vrai quoi, de quoi pourrait-on avoir besoin quand on a un frigo Smeg coloris mint et une bouilloire sifflante 50’s ? Je vous le demande.

L’autre jour j’étais invitée chez des amis et il y avait cette fille, que je ne connaissais pas, qui parlait beaucoup et avait une vie très palpitante. Avec un job à responsabilité, des gens célèbres à côtoyer, un mari charmant et des enfants intelligents. Elle aimait parler de tout et surtout d’elle,  de ses relations professionnelles, de ces hommes politiques qu’elle croisait souvent, des opéras qu’elle aimait, de ses voyages et de tout ce qui rend vraisemblablement une existence passionnante. Ou suffisamment digne d’intérêt pour le commun des mortels, au demeurant. Et bref, j’ai passé une partie de ma soirée à écouter cette fille parler beaucoup et ne se préoccuper à aucun moment de mon existence, son intérêt pour moi ayant semblé s’anéantir à la minute même où je fus présentée comme mère au foyer. Car qui aurait envie de parler de choses sérieuses, de politique et de culture, avec une femme qui fait des tartes aux pommes entre deux enfants à torcher et qui passe ses journées à parler avec de petites personnes de moins de 10 ans, seriously ?

Parfois, j’ai juste envie de hurler. De hurler très fort que j’ai fait des études universitaires, bande de cons. Que je m’intéresse aussi à l’actualité et qu’il m’arrive même de lire des livres, j’vous jure. Que j’ai même le culot d’avoir un avis sur tout, quelle effrontée je fais. Mais au lieu de ça, je ne dis rien. Parce qu’on me répondrait que c’est de la frustration, et c’en est sans doute. Qu’il faut laisser pisser et ne pas prêter attention aux cons, qu’on s’en fout des autres puisqu’on est heureux. Et puis nous on sait ce que tu vaux ma grande. Et puis c’est tellement beau ce que tu fais pour tes enfants. Surtout les tartes aux pommes, oui.

Et c’est vrai qu’on s’en fout des autres. Le seul truc dont on se fout moins, c’est cette impression de devenir transparente. Invisible. Fidèle au poste. De bonne humeur, toujours. C’est qu’il faudrait con pour pas être de bonne humeur quand on élève ses enfants dans une si jolie cuisine. C’est pas tellement grave si personne ne prend de vos nouvelles quand vous avez un lave-vaisselle aussi chouette que celui de Barbie car franchement, que pourrait-il vous arriver de moche dans un intérieur aussi cool et cosy ? Les tracas, le stress et le moral bas, c’est réservé aux gens du dehors, à ceux qui sont dans la vraie vie active avec d’autres grandes personnes, pas à ceux qui se contentent de faire des trajets entre la maison, l’école et l’arrêt de bus et ne côtoient que des gens trop petits pour savoir faire leurs lacets.

Alors bref, de temps en temps, je cherche à faire autre chose. Autre chose en dehors de la maison et des enfants, j’entends. Un truc pas vraiment professionnel mais un peu quand même. Je réfléchis à me former à quelque chose. Je reparle de ce truc que j’ai commencé à écrire et que j’ai laissé en plan, je parle de le reprendre et de démarcher pour de bon. Ou bien il y a ce rendez-vous au Pôle Emploi, l’idée de me former dans un truc nouveau, juste au cas où, pour plus tard. A chaque fois, je sens bien que ça n’interpelle pas. Que tout le monde s’en fout. Ce n’est rien de plus qu’une lubie de plus qu’on m’attribue, estimant que ça me passera. Un truc pour me rendre intéressante, tout au mieux. Car finalement, ça arrange tout le monde cette situation, c’est bien commode pour tout le monde que je sois là, toujours dispo, à m’occuper de tout, à veiller sur la qualité de vie de tout le monde, à me rendre disponible pour tous, parce que vous savez ce que c’est, celui qui n’a pas de vrai métier est souvent sollicité et tout le monde trouve ça normal car « t’as le temps après tout, vu que toi t’es à la maison« . Comprenez  ceci : n’ayant pas de fiche de salaire, il est souvent établi que je n’ai rien d’autre à foutre, dans mon emploi du temps de tir au flanc, que de tenir compagnie aux gens qui s’ennuient, véhiculer ceux qui ont besoin de l’être, et faire des courses occasionnelles, le tout en dépit des 4 enfants que j’ai à gérer. NORMAL. Un peu comme si j’étais la Tony Micelli du quartier, sauf que même Tony ne faisait pas ça à l’oeil.

Je vais vous dire, je suis à deux doigts d’ouvrir un blog déco et shopping, pour me prouver que j’existe et que je suis encore capable de faire des trucs. Ou un blog de maman à l’américaine pour que vous poussiez tous des ooooh et des aaaah devant les photos de mes gosses qui ont carrément oublié d’être moches, ou de ma maison tellement cute où les paniers de linge à repasser seront planqués hors cadre. Parfois, dans des moments d’égarement, je songe même à auto-éditer ce blog, juste pour pouvoir dire « hé les mecs, regardez, j’ai fait un truc !« , et tant pis si j’en vends trois exemplaires dont un à ma mère. C’est terrifiant cette sensation d’avoir l’impression de flirter avec l‘attention whorisme alors qu’il n’est pas question d’orgueil, juste d’un besoin de me prouver que j’arrive encore à réaliser des trucs sans rapport avec la vie domestique. J’en viens à plus me supporter comme vous n’avez pas idée.

J’ai remarqué qu’on ne me demandait même plus comment je vais, ou bien très rarement. Quand on me croise, on me demande « ça va les gosses ? », et comme les gosses vont bien, on en conclut que je vais bien aussi, car après tout, il n’y a pas d’autre option, on n’a aucune raison de déprimer quand on a un mari sympa, des enfants bien portants et une maison avec tout ce qu’il faut. Le stress, la déprime, la fatigue, l’ennui, tout ça, c’est pour les grandes personnes, celles qui travaillent au-dehors, pas pour les gens comme moi qui se la coulent douce entre quatre murs. J’ai pas de raison d’être stressée moi, j’ai pas de collègues, pas de patron et si peu de responsabilités. J’ai pas à gérer les clients, moi. Ni le banquier. Moi je gère que la blanquette de veau, c’est pas ça qui va me stresser. J’assure le service non stop de 7 h à 22 h mais ça vaut pas les cinq heures de travail quotidiennes de mon courageux mari qui nous fait vivre, s’agirait pas que j’oublie que j’ai la chance d’être une femme entretenue. Quand je pose enfin mon cul sur le canapé, les films du soir sont déjà bien entamés et l’heure déjà bien trop avancée pour que mon mec soit enclin à me faire la conversation. Lui a parlé avec des adultes dans la journée, moi pas. Moi, j’ai eu des conversations fort intéressantes avec des enfants de deux à dix ans, conversations portant tantôt sur le dernier objet « magique » vu pas l’un d’eux au Télé Achat, sur Lilou qui a des poux et qui pique tous les feutres rouges dans le pot à crayon (même qu’il faut que j’aille lui casser la gueule à la récré) ou encore sur la prouesse que constitue vraisemblablement la réussite du dernier niveau de Lego Chima sur 3DS. Alors oui, j’aime bien. Mais j’aimerais bien aussi pouvoir parler de trucs un peu sérieux et adultes, avec des gens eux-mêmes un peu adultes, ça m’aiderait à pas virer totalement névrosée à la longue.

Car ces névroses, parlons-en.

Déjà, je  deviens accro aux listes et aux TOC en tous genre. Je dresse des colonnes dans mon beau Moleskine Star Wars, une avec « pour » l’autre avec « contre« . « POUR redevenir libre, autonome et respectée » et « CONTRE renoncer à notre qualité de vie et à l’éducation des enfants« . Je fais des listes, je liste tout ce que j’y perds et tout ce que j’y gagne, dans les deux cas. Et puis après, je décide de ne garder que les meilleurs arguments, les incontestables, ce qui ont nécessairement le dessus. Oserais-je sacrifier notre qualité de vie à tous, les activités des gosses et ma présence auprès d’eux sous prétexte que je veux exprimer ma créativité en dehors de mes quatre murs, tout en gagnant de quoi m’offrir des sacs à main au prix déraisonnable ? Nécessairement, ça ne tient pas la route. D’autant qu’après avoir fait des listes et des colonnes, je fais des calculs. J’additionne. J’additionne la cantine et la nourrice et le périscolaire. Je multiplie par 4. Je soustraie l’aide de la CAF. Je mets le total en comparaison avec un SMIC et là, je manque de m’étouffer avec mon Kit Kat. Et je note en rouge dans la marge, telle une institutrice énervée : « Aucun projet professionnel raisonnablement envisageable avant 5 ans minimum, ma grosse ». Car soyons sérieux, liberté et créativité mon cul, je ne sacrifierai pas la ceinture jaune de judo, le solfège et les repas équilibrés au profit d’un job,pas dans les conditions du moment en tous cas.

Mais ça va plus loin question névroses.  L’autre jour, j’ai passé vingt-trois minutes devant un rayon de bougies parfumées. VINGT-TROIS putain de minutes à renifler des bougies à la cire de soja en me demandant laquelle j’allais choisir. Comme si j’étais Docteur Jones Jr devant les prétendus Saint Graal et que j’avais peur de me piner et de choisir le mauvais. Comme si l’avenir de l’humanité dépendait de cette seule décision. Comme si je jouais ma vie sur le dilemme Ambre rouge / Bonbon à la fraise. C’est que j’en suis arrivée au stade où les bougies parfumées ont, au même titre que des dizaines d’autres détails futiles, pris une telle importance dans mon existence que j’en viens à prendre le sujet beaucoup trop au sérieux, cherchant désormais à assortir la senteur de mes bougies à l’ambiance de ma pièce. Comme si on pouvait assortir une odeur à une putain de déco, comme s’il fallait accorder l’air que je renifle à la couleur de la tapisserie du salon, ça n’a pas de sens nom de Dieu, ça n’a pas de sens.

Mais j’en suis là, ouais. Un peu comme un ours dans une grotte. Sauf que ma grotte à moi est grande et bien décorée mais le résultat est le même : mes petits sont dedans, je dois veiller sur eux, je ne m’éloigne jamais trop de la grotte, c’est beaucoup trop perturbant. Alors ma grotte, j’en prends soin. J’essaye de la rendre harmonieuse, c’est même un peu devenu l’objectif de ma vie. J’aligne des petits objets comme une bonne petite névrosée. Je mets des diffuseurs de senteurs dans toutes les pièces. Des petits sachets au patchouli dans les armoires. Des coeurs en tissu sur les radiateurs. Je change l’ordre des cadres sur le mur blanc du salon et la place des coussins sur le canapé. Je replie les plaids 18 fois par jour. Je cherche des citations à encadrer. J’assortis le gel douche aux murs roses de la salle de bains. J’accroche des fanions dans les chambres des enfants. Et même si tout est déjà très bien, j’en remets une couche, sans arrêt, parce qu’on peut toujours améliorer la grotte, parce que j’ai finalement si peur de finir par m’y sentir mal que je consacre mon temps à m’efforcer de la rendre chouette et rassurante. C’est complètement con, n’est-ce pas ? Se dire qu’on pourrait passer toute une existence à aligner des bougies sur la table du salon ou à faire briller l’inox du grille pain. Je me déteste quand je fais ça, et pourtant.

Je quitte la grotte parfois. Douze fois par jour, très exactement, pour les douze trajets effectués entre l’école, le maison et l’arrêt de bus. Douze fois le même trajet, oui. En moins de sept heures. Et après viens m’expliquer que j’ai la belle vie, pas comme ces pauvres gens qui ont un job répétitif, hein. Parfois, je vais jusqu’au supermarché et là c’est carrément le Mordor. Mais le reste du temps, je suis là, dans ma cuisine aux couleurs de bonbons, à plier et empiler le linge propre, à faire en sorte que tout soit toujours bien, beau et accueillant, à veiller à ce que personne ne manque de rien, et quand je m’observe de l’extérieur, passant mes journées à faire la bonniche tout en essayant de me prouver que je suis encore libre et créative, j’ai envie de me mettre des claques.

Alors parfois, je me risque hors de la caverne, pour plusieurs jours voire toute une semaine. Ca arrive trois fois dans l’année environ, c’est déjà trop. Les gens n’aiment pas bien. Les gens la ramènent. On dit qu’on s’en fout des gens mais la plupart du temps, on s’en fout pas tant que ça. Surtout quand ça remet en question tes aptitudes à être une bonne mère. Je veux bien qu’on remette tout en question, qu’on me dénigre sur tous les points, qu’on me traite de putain tatouée comme ça a déjà été fait, de feignasse entretenue, comme c’est fait régulièrement, mais si y a bien un truc sur lequel je m’en fous pas, c’est ce qu’on pense de moi en tant que mère. J’ai rien à prouver, je sais. J’assure à fond, je trouve. Y a qu’à voir comme les gosses sont appréciés partout où ils vont, je me dis que j’ai pas trop mal bossé jusqu’à présent. Alors quand je déserte la tanière au profit d’un week-end juste pour ma pomme, juste moi et mes copines, pour se changer les idées comme on dit, et que j’entends qu’on la ramène à ce sujet, parce que « je laisse encore les gosses » qu’il parait, ces jours-là, faudrait pas grand chose pour que je plante mes pouces dans des yeux jusqu’à ce que ça saigne. Parce que tu sais, les gens, ils aiment bien dire aux mères au foyer « oh ben oui hein, faut savoir penser à soi et ne pas être qu’une maman !« , mais en vérité, c’est pas du tout par bienveillance, c’est juste un putain de test pour voir quel genre de mère tu es. Et après, ils ramènent bien leur grosse gueule sur le fait que t’aies osé passé 48 heures loin de tes enfants, ta chair, ton ventre, mère indigne que tu es. Alors toi, t’y retournes plus en week-end, tu manges tellement d’entendre ça que tu préfères plus trop t’éloigner et à la place, du t’achètes une 72 ème bougie parfumée à la fleur de coton, et t’en as rien à foutre de savoir si la vraie fleur de coton sent vraiment comme ça.

Y a des jours où je me sens un peu comme Mimi Rogers dans Wedlock, comme si j’avais un collier électronique prêt à exploser si jamais je m’avise de trop m’éloigner de mon évier ou de la machine à laver. Et d’autres jours où je me sens un peu comme en 1954, avec un mari qui me fait croire que je suis créative et épanouie à chaque fois que je fais une mayonnaise dans mon robot design. Et qui me donne un billet de temps en temps pour que j’aille m’acheter une robe avec mes copines. Et qui me rassure gentiment et m’aide à positiver en me rappelant que j’ai tout pour être heureuse, suffit de regarder tout ce qu’il y a dans cette maison. C’est vrai quoi, comment peut-on avoir des états d’âme, des soucis, des baisses de moral ou autre contrariété quand on a un Kitchenaid artisan ? Ca me rappelle cette fois où une fille de l’internet – que je ne connais pas du tout – m’a adressée un mail pour me dire ceci : « J’aimerais trop avoir ta vie« . Ca m’a glacé le sang, je vous jure. Pas seulement parce que je trouve ça super freaky, d’envier l’existence d’une personne sous prétexte qu’on a bien aimé son électroménager, aperçu en arrière plan d’une photo Instagram, non, le truc encore plus freaky, c’est que ça m’a renvoyé à cette image que les gens peuvent avoir de moi, de mon bonheur intact dans ma jolie petite maison aux couleurs acidulées, et là encore on en revient toujours à la même chose : hors de question de tolérer que tu ne sois pas épanouie puisque tu as toute la panoplie du bonheur y compris des murs couleur milkshake. La vérité, c’est que j’ai l’impression d’être un des bonhommes d’une panoplie Playmobil, avec la coupe de cheveux carrée en moins.

Alors voilà. Je suis comme en 1954 alors que moi, tout ce que je voudrais, c’est être à nouveau en 1987 parce que là au moins, on attendait rien de particulier de moi si ce n’est un bon bulletin en fin de trimestre et dans tous les cas, on aurait été fier de moi. Maintenant, j’ai beau faire comme je veux, quoi qu’il arrive, je serai pas à la hauteur : soit pas assez bonne mère complètement impliquée, soit pas assez vraie-femme-indépendante qui s’assume librement. Je veux donc retourner en 1987 sous un plaid tricoté avec des restants de laine, et me goinfrer de Frizzy Pazzy et de ginger ale devant la VHS des Goonies. Mais c’est à se demander s’il existera encore un jour des moments aussi cool que celui-là.

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26 thoughts on “Home sweet home

  1. Bonjour, je te lis beaucoup, je ne commente jamais…
    Sauf que la je commente. Pour dire que j’aime ce texte, il a fait écho en moi, vraiment.
    Je n’aurais pas pu mieux raconter/analyser mon quotidien. Merci de mettre des mots là où je n’avais que de vagues concepts flous.
    Et pis je suis d’accord je veux retourner en 1987 aussi.
    Non en 87 j’arrivais d’Indonesie j’avais le mal du pays (et pourtant je suis francaise a la base hein) donc je prefere l’année 1989. Quand j’ai rencontré mon premier amour. Alors hop en 89 quand rien ne comptais que ma petite vie d’ado boutonneuse et l’impression de regner sur le monde.

    Merci pour ce texte. Merci.

  2. C’est vrai que souvent, quoi qu’on dise, on ne se fiche pas de l’avis des autres… Et pourtant on devrait. Qu’est-ce que ça peut changer dans notre vie, ce qu’ils pensent? Pas grand chose si on décide de ne pas leur donner ce pouvoir, mais c’est vrai que ça n’est pas si facile. N’arrête jamais de te demander ce que tu peux faire pour te sentir vivre, peu importe les pour et les contre, n’abandonne pas. On a qu’une seule vie, et elle est bien trop précieuse pour ne pas en profiter, ça ne veut pas dire que tu trahis pour autant les gens que tu aimes et qui comptent vraiment pour toi. Si tu trouves un moyen supplémentaire de t’épanouir, tu seras d’autant plus heureuse avec eux, et ils le ressentiront. Ce n’est pas de l’égoïsme… On s’épanouit en aimant les autres et en leur donnant, mais aussi en se développant soi-même. Je ne te connais pas, mais je doute que tu cherches des projets juste pour te prouver que tu existes. Avoir des buts, c’est un besoin qu’on a tous, mais dont on ne se rend pas tous compte. Toi tu es lucide sur ton besoin d’avancer, et c’est ce qui t’évitera un jour de te sentir désemparée. Il faut juste que tu diriges cette énergie et cette volonté vers quelque chose. Il y a le « travail », certes, mais aussi tout un tas d’autres choses possibles, des activités pour continuer à apprendre, créer, évoluer… Et si tu trouves un truc qui te plait vraiment, il pourra te mener loin.

    Dans la vie, atteindre des choses c’est bien, mais le plus fascinant c’est le chemin. Alors avance, abandonne tes peurs, dis MERDE aux autres. Si tu as un peu de soutien, juste un peu, et que tu crois en toi, tu pourras le faire.

    Je te souhaite d’y arriver, pour toi. Pour que ta « prison dorée » devienne finalement un cocon où tu te ressources, et pour que tu te sentes vivre et évoluer. Les gens qui ne te parlent pas parce que tu es mère au foyer, ou qui ne te demandent même pas de nouvelles, ils ne valent pas grand chose… Car ils n’ont pas compris que tu te dissocie du reste et que tu existes par toi-même. Qu’ils aillent se faire voir 🙂

  3. T’as le cul entre deux chaises. Purée ce que tu décris (vraiment super bien) je l’ai ressenti aussi quand j’étais maf. Je me mettais une pression de dingue pour que tout soit parfait, nickel, bon et sain à manger…
    On ne me le demandait pas spécialement mais j’avais l’impression que c’était ma mission, mon job. A mes yeux j’avais un job. Aux yeux des autres j’avais la chance d’élever mon enfant. Une ancienne collègue m’avait dit, les yeux légèrement levés au ciel, « j’aimerais tellement être à ta place par moment ».
    Oui mais moi c’était pas par moment. c’était tout le temps.

    j’ai retravaillé quand le dernier avait 18 mois. Je n’en pouvais plus du regard des autres. Et aujourd’hui j’aimerais arrêter pour que la vie leur soit encore plus douce et parce qu’avec les nouveaux rythmes scolaires, mon télé travail est bien entamé.

    Bref, je pense que jamais notre cul saura choisir entre les deux chaises.
    Et je pense aussi que la nana à la vie sensationnelle du dîner bluffait.

  4. J’ai été la fille dans la cuisine, sauf que la mienne en plus elle est moche parce que j’ai aucun goût pour la déco et que je ne sais qu’empiler des trucs qui ne vont pas les uns avec les autres. Je pense que, malgré moi et quand même, j’ai aussi été la fille du dîner qui saoûle tout le monde avec ses missions mirifiques. Parce que pendant ce temps là je ne pensais pas à ce stress incessant que m’occasionnaient ces missions, au mal de bide, à l’envie d’envoyer chier les gens qui achetaient mes services etc. Comme le dit Sabine, femme et mère c’est avoir perpétuellement le cul entre la chaise de direction qui tourne et le tabouret du coin de la table pas trop loin de la cuisine pour si ça crâme. Et en plus t’es sensée faire attention à la taille de cul pour bien satisfaire tout le monde… Ce billet est magnifique, et un putain d’uppercut.

  5. whaaaaa! quelle tirade!

    j’avoue: c’est la 1ère fois que je te lis. Je ne sais pas: j’ai cliqué sur un lien partagé par une copine et je n’ai pas pu m’arrêter. J’ai tout lu. Jusqu’au bout.

    Je dois avouer un truc: ma situation professionnelle, c’est l’inverse: je suis une wondermaman qui bosse (chef d’entreprise en plus! t’imagines!), gère des loulous rapprochés, et tout et tout. Tu vois le tableau quoi. Bah tu sais quoi? Moi aussi j’ai « tout pour être heureuse ». Et moi aussi j’en ai ma claque! Cette expression est affreuse. De quel droit les gens se permettent ils de décréter que tu as besoin de telle ou telle chose pour être heureuse? Tu sais quoi? C’est le regard des autres qui nous rend malheureuses! Toi, parce qu’il te dévalue alors que tu as toutes les raisons d’être fière de ce que tu fais, parce que c’est VOTRE choix et que ça ne regarde que vous! Moi, parce que cette situation me ronge à petit feu, parce que je ne supporte plus de ne voir mes enfants qu’une heure par ci, un heure par là et toujours pour leur dire de se dépêcher mais que je n’arrive pas à accepter de tout lâcher. Bah oui tu comprends: que vont dire les gens si je balance tout, mon entreprise, ma vie professionnelle pour m’occuper de mes enfants. En face, ils me diront « t’as bien raison, c’est important les enfants » mais dons mon dos, ils ne me rateront pas! Alors tu vois, tu as le courage que je n’ai pas encore. Et je t’admire pour ça. J’espère être très vite assez courageuse pour apprendre à m’en foutre du qu’en dira t’on.

  6. Comme je me reconnais dans tout ce que tu écris… C’était moi il y a 2 ans! Et comme toi il y a 2 ans je faisais ces calculs entre ce que me ramènerait un salaire et tout ce qu’on perdrait a côté: le financier mais pas seulement… impossible pour moi de ne quasiment plus voir mes 4 garçons. Ce sentiment d’être transparente aux yeux de tous… Alors oui c’est un vrai bonheur de s’occuper de ses enfants (en tous cas pour moi) mais c’est tellement dur cette absence de reconnaissance.
    Et un jour une voisine (devenue amie depuis) m’a propose une autre façon de travailler. C’était pour moi idéal par rapport a ma vie de famille, parce que quoi qu’il arrive il est hors de question que je ne sois pas présente pour mes enfants. Alors je me suis lancée, au début quelques heures, aujourd’hui un peu plus, mais toujours sur les heures scolaires. Pour moi c’est une révélation: on peut travailler, aimer son job et continuer d’être avec ses enfants!

    Alors on ne se connait pas, mais ton histoire fait tellement écho a la mienne, que j’ai forcément envie de te tendre la perche. Tu en fais ce que tu veux, mais tu peux me contacter par mail, qui sait peut être que ça te conviendrait?!

    Quoi qu’il en soit, ne te laisse pas happer par ces sentiments. Oui on peut s’occuper de 4 enfants et avoir un cerveau, des idées, des opinions sur des sujets autres que les courses, les couches, la cuisine…

  7. En 2014, être femme au foyer c’est être « feignasse entretenue » ? Putain, a encore du chemin à faire le féminisme ! Plutôt que s’occuper de la GPA de merde…
    Te reste plus qu’à être « éco-responsable », dans ta jolie maison (gel douche = huile de palme = adieu aux forêts un peu partout).
    Je ne sais pas mais avec quoi ils les parfument, tes bougies ? Huiles essentielles ou chimie ?
    Plein de bises d’endurance et de santé.

  8. Je me retrouve il y a deux ans. J’attends avec impatience ta publication dans un vrai bouquin , c’est un plaisir immense de te lire.

  9. J’ai découvert ton blog via Marie. Je le découvre par ce billet, je ne connais pas ta cuisine pastel ni ton intérieur cosy, je ne connais pas tes tatouages et je n’ai aucun a priori. Ce billet me donne envie de commenter, il me remue, me touche profondément et pour une fois je ne sais pas quoi dire.
    Cette pression que l’on se met quand on est à la maison, cette solitude de la mère au foyer, cette obsession de la perfection apparente, le regard acéré des autres, ou jaloux, ou dédaigneux, ou méprisant, ou envieux mais pas trop, juste envieux de la surface … C’est dur, ça fragilise, ça démonte le coeur et le bide. Oui, il faut en faire fi, mais putain, c’est difficile.
    J’ai été à la maison avec mes enfants, puis à 80%, et j’ai récemment repris à temps plein. Mais à y bien réfléchir, les gens n’ont de considération pour toi que lorsque tu bosses, mercredi compris. Moi, je me suis foutue la pression dans ces trois situations. Mais quand j’étais à la maison, j’étais dans mon élément. J’étais moi. Malgré le stress et le moral bas parfois, le « je n’en fais pas pas assez ». Si matériellement je le pouvais, je me barrerai en courant de mon bureau,et je rentrerai chez moi.
    Bref, on ne se connaît pas , mais je t’envoie du courage, de la ténacité, du soutien, et même un coeur avec les doigts.
    (Pardon pour le roman, heureusement que je ne savais pas quoi dire)

  10. c’est clair je suis d’accord, c’est le thermomix le problème !
    Je pense que je pourrais faire le même genre d’article avec pour thème « je bosse à la maison » parce que du coup comme j’ai pas un vrai job c’est sûre que moi je peux passer 4 h à l’école à surveiller l’urne pour l’élection des parents délégués quand même, je peux même emmener les enfants à leur rdv médicaux comme je suis là, avec mon emploi du temps flexible, c’est hyyyyper pratique. La solitude ??? Bah il parait que je l’ai choisi, c’est pas faux, mais c’est pas obligé de me plaire tous les jours non plus. Finalement c’est comme si j’étais mère au foyer mais avec un job, t’imagines, limite c’est pire que toi, je t’ai remonté le moral là non ? Si t’es pas convaincu faudrait que tu vois ma grotte, un bordel, même pas je peux me raccrocher à la couleur de mon kitchenaid (rouge)

  11. Je découvre ton blog, il est si bien écrit ton article.
    Je ne sais pas si il y a une solution idéal, pour ma part je bosse à temps plein et je vois mes enfants 1 heure le soir. On vient aussi aussi me dire : tes enfants sont au centre tous les soirs et même le mercredi et les vacances ? Euhhh ouais…
    Ce n’est pas facile d’être parent aujourd’hui, fuck les jugements et bon courage !!!

  12. Moi la semaine dernière j’ai maté le film « La vie domestique » (Emmanuelle Devos, Julie Ferrier, Helena Noguerra campent des maf en banlieue chic).
    Résultat je cherche activement un boulot !!

  13. Je crois qu’au bout d’un moment, même si on adore ses gosses, le travail d’une mère « au foyer » (ce que j’aime pas cette expression) fait apparaitre des manques: manque de conversations adultes, manque de reconnaissance, d’estime (eh oui, on ne se réalise bien qu’avec un vrai travail – je rigole), manque de positionnement par rapport aux autres; Sur, si tu bossais comme une dingue en voyant tes mômes 1/2h le soir, les manques seraient là aussi, et peut être bien plus dommageables;;;
    les nanas ont souvent leur cul entre deux chaises, ça devrait d’ailleurs être un métier reconnu bordel. « je suis entredeuxchaisesculiste », ça jette ça.
    Me suis arrétée 2 ans pour mon petit, et ai repris un fascinant boulot de pionne, à bac + 5…pour les vacances, pour voir mon gamin quand même…Et ben le regard des gens restent impitoyable.
    Bon courage en tous cas, et des pensées à toutes les mères qui bossent, chez elles ou ailleurs;

  14. C’est marrant: je suis un papa. Père de 2 enfants (4 et 8 ans). Avec un femme qui travaille. Et je travaille.
    Il y a pleins de choses qui me parlent, m’interpellent, me choquent aussi (le discours supra working woman vs maman de 4 enfants).

    Y en a aussi plein qui me gonflent car la
    Situation est sans issue. Dois-je me
    Sentir honteux car les enfants mangent des repas à la cantine, au motif que nous sommes 2 à travailler? Que les gestions des activités est compliquée, au motif qu’il faut avoir des emplois du temps compatibles?

    D’un côté j’ai l’impression que votre situation est voulue et assumée pour le
    Bonheur des enfants, de l’autre qu’elle vous gonfle prodigieusement ! Mais avec 4 enfants, c’est sport! Quid de reprendre le boulot et d’avoir à nouveau un travail (j’ai apprécié le propos sur le gentil mari qui bosse 5h. par jour, ça fait un contrat à 25h… Pour une famille de 6, je prends!)

    De l’autre, vous signifiez avec pertinence les limites de la maman au foyer qui fait tout, sauf que l’on tombe dans la caricature. Soit votre mari est connard premier et se fiche de gérer les enfants, soit il y a un Probleme. Je travaille, ma femme travaille et bizarrement nous trouvons tous les 2 d’emmener les enfants à l’école! Pareil pour les activités!!!

    Peut être que reprendre un boulot permettrait-il un pied d’égalité et une répartition équitable de la vie de famille?

    Parce qu’a priori la couleur pastel du kitchen aid n’est pas la bonne solution!

    Bonne chance

  15. Je crois que l’important n’est pas ce que les autres pensent de nous, mais plutôt ce que l’on pense de soi. Et si le fait de travailler un peu aide à s’épanouir, même si ça ne fait que rembourser les frais de nounou, je crois que ce n’est pas négligeable y compris dans la relation que l’on a avec ses enfants. Mais j’ai lu un texte assez juste sur la maternité, qui disait que finalement malgré l’évolution, le partage des tâches etc. la femme ne serait jamais l’égale de l’homme à cause de la maternité. J’ai trouvé ça assez juste. J’ai l’impression que pour la plupart d’entre nous, quand nous devenons mères, nos priorités changent. Celles des papas aussi évidemment, mais dans une moindre mesure.

  16. J’ai repris un boulot à mi-temps quand j’ai commencé à faire des fichiers Excel pour mieux gérer les courses et des plannings horaires pour le ménage… Alors je bosse pour la gloire car ça paye tout juste la cantine et les deux soir de centre aéré, mais j’ai l’impression d’avoir trouvé un équilibre. Maman à plein temps 5 jours par semaine et boulot les 2 autres.

  17. Tout est dit, je suis dans la même situation sauf que ma cuisine est rouge (et mes kitchenaid sont assortis bien sur).
    Je crois qu’il n’y a pas de situation idéale. Mais je me dis que nos enfants n’auront qu’une enfance, alors autant en profiter quitte à être de temps en temps dans un costume trop étriqué…
    Merci en tout cas pour ces mots!

  18. Je ne suis pas mère au foyer mais je sais à quel point les corvées ménagères et le fait de s’occuper des enfants n’est parfois pas reconnu… car j’ai épousé un homme plus macho tu meurs, qui considère qu’un homme n’a pas à s’occuper de tout ça. Sauf qu’en plus de tout le ménage, la bouffé, le linge, les courses et les deux enfants (un de 2 ans et un de 3 mois,j’ai un boulot à 80%. Mais bon, selon monsieur, il paraît que je me plains tout le temps et que je ne fais plus d’effort. ..
    Du coup je pète un plomb et je ne suis pas loin de me tirer avec mes deux gamins sous le bras.
    voilà, tout ça pour dire la frustration n’est pas qu’un truc de femme au foyer… même en bossant on peut se sentir moins que rien parfois…

  19. Ben moi je bosse (je suis prof donc en même temps j’ai la double casquette feignasse/a quand même un salaire) et je culpabilise tout le temps. Dès que je pense à ma pomme au détriment d’autre chose (acheter un cahier de musique pour M. ou un nouveau jogging pour R.). Là je voudrais me payer un week-end à Bruxelles toute seule, deux jours sans mon mec et les gosses, payés avec mes propres deniers…j’ose pas. Femme au foyer ou pas, je crois qu’on a toutes juste été bien formatées pour faire passer les besoins et les désirs des nôtres avant les nôtres (phrase apparemment bancale mais qui se tient grammaticalement parlant ^^)

  20. Que tout cela est du vécu….
    A imprimer..,à afficher, à distribuer !!!
    merci pr cette jolie description, cette jolie écriture.
    Et se dire qu’une partie de notre travail de mère au foyer est réalisé le soir ou le samedi matîn par celles qui bossent à l’extérieur.
    Car si Mr aide Mme les premières années, son évolution de carrière ( toujours plus rapide que celle de sa femme……) le fera rentrer de plus en plus tard et on lui pardonnera à lui d’être fatigué….
    Mon âge m’ a vu évoluer la condition des femmes qui travaillent que je ne trouve pas plus épanouies que les mères au foyer et bien des couples dt les 2travaillent divorcent.
    Il y a envore bcp à dire et vs avez très bien décrit le principal !!!

  21. Je suis mère au foyer depuis trop longtemps, ce qu’on oublie mes blanches colombes remplies de nobles intentions quand on décide de quitter une belle carrière prometteuse pour élever notre merveilleuse marmaille, c’est que le temps passe à une vitesse folle et que quand on veut revenir sur le marché du travail, et bien pour moi ça été trop tard. Bon ok, je fais la difficile, j’aurais dû accepter le boulot qu’on me proposait, vendeuse dans un magasin de chaussures, ne me trouvez pas prétentieuse ou hautaine en refusant ce travail j’ai énormément de respect pour les vendeuses et leur patience mais après avoir fait un bac+5 et avoir été directrice marketing dans une grande boite de prêt-à-porter, ça fait mal au cu*, ouais !
    Pendant qu’on a pris le thé avec nos copines après avoir déposé nos enfants à l’école, des fraîches diplômées dégoulinantes d’ambition ont débarqué, plus jeunes, plus disponibles et moins chiantes pour un patron car sans enfants. Tu crois qu’on fait encore le poids à côté de d’elles ? Moi j’ai perdu espoir pour le moment. D’ailleurs je conseille à toutes les mères au foyer de regarder le film « La vie domestique » Isabelle Czajka.
    Magali, 42 ans, trois enfants, mère au foyer depuis 5 ans.

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