My favourite book of all time #2

Cette semaine j’ai porté des nus-pieds scandinaves malgré un cor au troisième orteil. J’ai repiqué les derniers légumes de saison, à nous les salades croquantes et les petits choux qui font péter. Je suis allée à la SPA « juste pour voir » et je suis rentrée avec un chat beige et timide que j’ai appelé Lucien. J’ai commencé à regarder le nouveau Mad Max et j’ai poussé des grognements en disant « Hey mais c’est pas un Mad Max ça, c’est une adaptation de Borderlands ! Je veux qu’on me rembourse mon téléchargement illicite sur le champ ! « . J’ai entendu mon vieux mari sympa tempêter environ 412 fois à cause de notre réception TV défectueuse qui l’a empêché de regarder les rediff d‘Alien Files et les émissions politiques. J’ai récupéré tous mes enfants dispatchés pour les vacances et j’ai trouvé ça très chouette de pouvoir se serrer à nouveau tous ensemble sur le canapé, même si y en a toujours un dans le lot qui s’arrange pour sentir des pieds. J’ai passé une journée très difficile dans un parc d’attractions avec beaucoup trop de gens mal élevés. Et puis surtout, je suis allée acheter du liquide vaisselle à 75 cents dans une solderie allemande, mon hobbie.

Et aussi, j’ai lu trois livres.

Trois livres recommandés par d’illustres inconnus au dos d’une carte postale.

Michael a 51 ans, il vit en Allemagne d’où il m’a envoyé une carte postale un peu désuète représentant une carte de sa région. Il a consacré huit lignes à me parler de son livre préféré de tous les temps : Racines d’Alex Haley.

Je crois avoir emprunté Racines au CDI de mon collège quand j’avais 11 ou 12 ans. Un CDI banal mais sympa, avec ses chaises en skaï rescapées des seventies et ses livres dont les thèmes étaient repérés par des gommettes de couleurs collées sur la tranche. Et son cool documentaliste chauve, marathonien à ses heures et adeptes de blagues en tout genre, qui portait parfois un pantalon en cuir encore plus classe que le skaï des fauteuils. Mais pour être honnête, il me semble qu’en ces temps reculés où je portais des t-shirts Fido Dido sur des jeans taille haute, je ne suis jamais venue à bout de ce roman, probablement découragée par ses quelques 750 pages (ou alors distraite par le dernier Thorgal que je m’employais à emprunter avant tout le monde et à garder aussi longtemps que le délai de prêt me le permettait). Pourtant, c’était vraiment mon truc à l’époque, de lire des bouquins sur la ségrégation et l’esclavage. Je me disais que quand je serais grande, je serais leader noir, comme Malcolm X, ouais je sais, ne dites rien. Toujours est-il que si en cet an de grâce 1993, j’avais lu l’intégralité de ce roman, je m’en serais forcément souvenue car Racines est le genre de livre qui ne s’oublie pas.

L’histoire raconte celle des ancêtres d’Alex Haley à travers sept générations, depuis le village de Djouffouré en Gambie jusqu’au Tennessee. Cela commence avec Kounta Kinté, fils d’Omoro et ancêtre vénéré de l’auteur, capturé par les toubabs pour être vendu comme esclave aux blancs de l’autre côté de l’océan. Récit douloureux d’une traversée de plusieurs mois aux confins de l’horreur, Racines raconte comment le fier Kounta, tout juste fait homme par les anciens de sa tribu, se retrouve attaché et torturé dans la cale d’un bateau, survivant pendant des mois au milieu des cris, de la puanteur, de la peur et de la maladie, battu et humilié, réduit à pas grand chose, mais finalement vivant et vendu comme esclave en Virginie. Kounta s’enfuit plusieurs fois, est à chaque fois rattrapé, puni, maltraité, mutilé, et il y laisse même l’un de ses pieds avant de comprendre qu’il n’y aura jamais, jamais aucun retour possible. Condamné à l’esclavage, il passe entre les mains de plusieurs maîtres et finit par trouver lentement sa place parmi ces autres esclaves qui sont désormais les siens : le Violoneux, musicien au franc parler qui ne désespère pas d’acheter un jour sa liberté au maître, Bell la cuisinière qui lit les journaux en cachette tout en feignant d’être ignare, le vieux jardinier et les autres. Les années aidant, les rêves de liberté et de fou voyage de retour vers la Gambie s’amenuisent puis disparaissent, confrontant Kounta à ce qu’il est désormais, avec toutefois, au bout du tunnel, l’espoir d’être encore quelqu’un.

Le récit se poursuit ainsi sur plusieurs générations, avec Kizzy, la fille de Kounta, violée par son maître, mère d’un mulâtre qui à son tour, grandit parmi les esclaves, assiste aux premières tentatives de révolte, et ainsi se succèdent six générations de descendants du fier Kounta Kinté, six générations d’esclaves, tous en marche vers un seul but : la liberté.

Je ne sais pas trop quoi dire de ce livre pour ne pas avoir l’air trop banale alors je vais juste dire qu’il m’a valu deux nuits presque blanches, m’a collé un vague à l’âme comme vous n’avez pas idée, m’a fait beaucoup trop réfléchir sur notre triste humanité (« Peut-on encore avoir foi en l’humanité après avoir lu Racines tout en sachant que cela ne nous ramènera pas Cecil le lion ? ». Dans deux heures, je ramasse les copies.) et m’a collé la chiale une demi-douzaine de fois environ.

Et je pense ne pas prendre trop de risque en vous recommandant de le lire derechef, si ça n’a déjà été fait, c’est un sacré beau bouquin.

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Acheter Racines d’Alex Haley:

 

Le maître et Marguerite m’a été recommandé par une jeune biélorusse qui m’a adressée quelques banalités au dos d’une carte touristique et qui a conclu en citant ce livre comme le meilleur livre qu’elle n’ait jamais lu. J’ai cherché le nom de son auteur, découvert qu’il s’agissait de Boulgakov, jeté un oeil à son oeuvre et eu un peu honte de toutes ces années d’Hypokhâgne et d’université car à quoi bon avoir autant étudié la littérature pour se retrouver à 34 ans à ne pas savoir qui est ce satané Boulgakov. En même temps, c’est cela aussi qui est chouette, continuer à découvrir des trucs à tout âge, et tant pis si on est passé à côté pendant toutes ces années alors que ouais, assurément, Le Maître et Marguerite aurait été le genre de livres que j’aurais adoré lire à 20 ans, pendant ma période bohème pseudo-mystique, quand j’allais traîner mes Doc Martens en tartan du côté de la librairie ésotérique et de son rayon d’ouvrages de sorcellerie.

J’ai lu quelque part que Le maître et Marguerite avait été écrit par un Mikhaïl Boulgakov malade et que certains passages ont été dicté par l’auteur à sa femme pendant son agonie, ça plante tout de suite le décor d’un livre gai, sympa et plein d’optimisme.

Dans ce roman fantastique et burlesque, il est question de Satan, le vrai Satan, pas un ersatz ni un démon de bas étage, non non, juste Satan, qui décide de se pointer à Moscou pour faire un peu joujou avec les âmes humaines. Satan accoste des passants dans un parc, leur prédit un sort funeste imminent, puis les regarde mourir, devenir fous ou finir internés dans un asile, à défaut d’avoir été pris au sérieux en racontant leur récit. Un à un, d’honnêtes citoyens finissent ainsi dans cet asile de fous, bernés par le diable qui en plus de s’être joué d’eux, met tout en oeuvre pour ne laisser aucune preuve de ses méfaits, et avouez que cela a de quoi rendre quiconque fou à lier, c’est que Satan n’est pas le dernier en matière de déconne et de foutage de gueule.

Mais Satan ne s’en tient pas à ces petits méfaits : se présentant comme un grand maître de magie noire, il se fait employer par le théâtre de Moscou pour se produire sur scène et donner une démonstration de ses talents occultes. La foule se presse pour assister à l’étrange spectacle et voir, sur scène, ce « mage » affublé de ses drôles de compères, dont un chat géant doté de parole. Satan s’amuse et se joue inlassablement de ces grandes assemblées, créant des artifices pour mettre ensuite son public dans l’embarras, pour l’humilier ou lui faire perdre la raison.

Mais ce roman, c’est aussi l’histoire de l’amour fou entre Marguerite, une femme mariée, malheureuse en ménage, et celui qu’elle appelle « le maître », un auteur raté et moqué pour avoir écrit un roman sur Ponce Pilate. Devenu fou de désespoir, « le maître » disparaît un jour sans un mot, finit à l’asile au côté des pauvres bougres rendus fous par les mauvais tours de Satan, tandis que Marguerite se morfond en attendant le jour où lui sera rendu son amour. Le Diable, qui ne perd aucune occasion de pervertir une âme ni de s’en emparer, se présentera ainsi auprès de Marguerite pour lui proposer un pacte et Marguerite devra décider de devenir ou non sorcière pour se voir rendre son grand amour.

Le Maître et Marguerite est donc une sorte de comédie fantasmagorique où se croisent démons, sorcières, animaux diaboliques et âmes prêtes à être corrompues, le tout au beau milieu d’un Moscou mis à sac par Satan et ses étranges comparses. Il y est question de victimes ébahies, d’enquêtes absurdes, de magie noire et de mauvais tours, d’un bal du diable où toutes les âmes maudites sont invitées à festoyer, de sorcières changeant les hommes en porcs et volant en balai au-dessus des toits de Moscou, et puis de cette jeune femme prête à tout pour vivre à nouveau dans sa petite chambre de fortune avec son écrivain bien-aimé.

Et vraiment, vraiment, voilà un livre qui vaut le détour. Je sais que je manque cruellement d’originalité en concluant toujours par « hé les mecs, ce livre est génial, lisez-le ! » mais promis juré craché, je ne vous recommanderai jamais de lire un livre nul ou tout juste bof bof. Par exemple, un anonyme m’a récemment conseillé de lire Robin Cook en me disant que c’était l’auteur le plus merveilleux et le plus génial de tous les temps et moi, qui suis bon public, j’ai acheté un de ses romans, pour voir, et au bout de 100 pages environ, j’ai eu presque envie d’organiser un autodafé tellement j’ai eu l’impression de m’être fait arnaquer. Parce qu’autant je veux bien accepter qu’on puisse prendre un peu de plaisir à lire ce livre en attendant son bus ou bien en rôtissant sur un transat pendant ses vacances, autant je ne peux me résoudre à croire qu’on puisse considérer ça comme l’un des meilleurs bouquins de tous les temps (et n’allez pas me dire que les goûts et les couleurs et gnagnagna, j’ai dit NON, c’est non). Donc non, c’est promis, jamais je ne vous parlerai ici d’un roman bof en vous recommandant de le lire.

Donc voilà, lisez Le Maître et Marguerite , vraiment. Enfin, faites comme vous voulez hein, mais si j’étais vous, je suivrais vivement ce bon conseil prodigué avec honnêteté, avec le sourire et sans persil coincé entre les incisives.

 

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Acheter Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov :

 

Duma Key m’a été conseillé par une adepte du postcrossing m’ayant annoncé tout de go que Stephen King était pour elle l’auteur le plus talentueux de notre époque et que son livre préféré ne pouvait être qu’un roman de Stephen King, forcément. Incapable de trancher (moi-même, si je devais élire mon roman préféré de Stephen King, j’aurais bien du mal à me décider, mais je crois qu’au final c’est Marche ou crève qui l’emporterait), elle m’a confié que deux livres de l’auteur se partageaient la première place du podium dans son classement des meilleurs livres de tous les temps : Dôme et Duma Key. Et comme j’avais déjà lu le premier, j’ai décidé de me lancer dans la lecture du second.

Je sais que Stephen King n’a plus autant la cote que par le passé. Comprenez que lire Stephen King dans les années 90, c’était cool. Dans les années 2000, archi cool. Si t’avais pas lu tous les volumes de Ca et du Fléau en sortant du lycée, fallait même pas espérer te faire un jour respecter, encore moins faire partie des gens cool qui écoutent les Doors et ont un air mystérieux et déprimé.  Mais allez savoir pourquoi, en 2015, cet espèce d’engouement pour « le maître de l’horreur » semble s’être amenuisé, un peu comme si lire Stephen King revenait à lire Robin Cook (promis, c’était ma dernière blague sur Robin Cook).

Toujours est-il que j’en ai rien à carrer de savoir s’il est encore sexy ou non de lire les romans de Stephen King. Car il y a en moi une adolescente qui a décrété que Stephen King était un génie doublé d’un mec cool, et ce décret a eu lieu aux alentours de 1994 et j’ai décidé de m’y tenir, jusqu’à la fin des temps (ou du moins jusqu’à la mort de l’auteur). Alors oui, quand quelqu’un me dit que son livre préféré au monde est un bouquin de Stephen King, je me dis qu’après tout, ce n’est peut-être  pas moins louable ou plus saugrenu que de désigner celui d’un auteur russe du 19ème. Tout dépend de ce qu’on décide d’entendre par « livre préféré de tous les temps ». Pour ma part, il s’agirait du seul livre que je sauverais de ma bibliothèque si celle-ci prenait feu et que j’étais condamnée à ne plus lire que ce livre là jusqu’à ma mort. Mais cela étant, si l’on considère son livre préféré de tous les temps comme celui qui, sur le coup, nous a mis la plus grosse claque, ou encore comme celui qui nous a le plus captivé, au point que l’on se prive de sommeil pendant plusieurs nuits d’affilée pour pouvoir le lire encore et encore,  alors là oui, je pense que Stephen King serait bon candidat pour cette catégorie de livre préféré.

Bref, tout cela pour dire que j’ai lu Duma Key. Pendant mes vacances. Des vacances très bruyantes et pas reposantes du tout dans un hôtel club survolté, avec des animateurs multipliant les menaces pour m’obliger à aller faire de l’aquagym trois fois par jour. Le rêve quoi. Du coup, j’étais rudement contente d’avoir mon Stephen King avec moi dans mon sac de plage, ah ça oui (et d’ailleurs heureusement que j’ai pris beaucoup de livres avec moi, ça m’a permis de survivre parmi tous ces adeptes des jeux apéro). Ca m’a rappelé mon adolescence, quand je me réjouissais d’aller à la plage avec mon tube de graisse à traire  et mon Stephen King aux coins tout rabougris, que je lisais en alternance avec un San Antonio à la couverture délavée.

Duma Key raconte l’histoire d’Edgar Freemantle, un millionaire qui n’a pas vraiment de chatte puisqu’un jour, un violent accident de chantier lui bousille le corps, lui broie un bras et lui déglingue momentanément le cerveau. Et t’as beau avoir tout le fric du monde, quand tu ne sais plus ni parler ni te déplacer tout seul, et que, réduit à l’état de quasi-légume, tu vois ta femme te larguer, ben subitement, la vie semble avoir une drôle d’odeur de merde et c’est pas tous tes biftons qui sauraient rectifier le tir. Après des mois et des mois d’hôpital puis de rééducation, de dépression et de pensées suicidaires, Edgar se voit recommander par son thérapeute de réfléchir à une chose qu’il aimait faire avant. Pas seulement avant l’accident, avant tout le reste aussi : avant le mariage, avant la famille, avant les affaires. Edgar trouve évidemment que c’est une question de con (parce que lui, tout ce qu’il veut c’est se remettre à marcher, pouvoir parler sans bégayer ni chercher ses mots, voir son bras repousser et récupérer sa rombière) mais il accepte de jouer le jeu et confie à son thérapeute qu’il fut un temps où il aimait dessiner. A la bonne heure ! se dit le doc, et aussitôt, le voilà qui lui prescrit un traitement de choc destiné aux mecs cassés de partout qui ont très envie de se pendre, lequel consiste en deux choses : 1) se replonger dans une activité que l’on aimait faire par le passé (en l’occurrence, le dessin) 2) changer d’air, radicalement. Ainsi Edgar se retrouve-t-il à Duma Key, une petite île de Floride quasi déserte, où il occupe une drôle de maison rose avec vue sur le golfe du Mexique.

Et là, Edgar dessine. D’abord peu, puis de plus en plus. Au début, des bonhommes bâtons améliorés puis très vite, des vues du golfe peintes à l’huile et enfin, d’étranges associations de thèmes puis des scènes incompréhensibles dont l’inspiration lui vient d’on ne sait où.

Enfin si, on sait. On sait qu’avec Stephen King, quand un mec de base commence à gribouiller des bites au stylo Bic sur une serviette en papier, et qu’il chope le niveau de Dali en l’espace de quelques mois, on SAIT qu’il se trame un truc pas clair. D’où lui vient cette inspiration ? Et que signifient les scènes qu’il peint ? Pourquoi son bras amputé le fait-il souffrir de démangeaisons que seule la peinture apaise ? Y a-t-il des messages ou des prédictions dans les sujets qu’il représente ? Pour découvrir tout cela, Freemantle va devoir se plonger dans le passé de cette île abandonnée à la végétation et où il n’est âme qui vive, en dehors de quelques vacanciers y effectuant de bref séjours, et de cette drôle de vieille dame en Converse et de son homme à tout faire.

Comme d’hab, c’est génial. Génial, oui. Comme d’hab, on devient accro au bouquin dès la douzième page, on saute un repas pour finir son chapitre coûte que coûte, on oublie de dormir une nuit ou deux pour avancer dans sa lecture et puis évidemment, on arrive à se filer les chocottes, comme quand on avait seize ans. Et c’est ça qui est bon, lire sur la pointe des pieds, sans faire de bruit de peur de ne réveiller une quelconque créature démoniaque à la page suivante, en se demandant quel genre de démon sorti des mers obscures va nous surprendre au prochain paragraphe. Et évidemment, ça marche, car qui mieux que Stephen King parvient à nous foutre les jetons avec une telle aisance, tout en nous baladant dans une enquête tellement excitante qu’on en oublierait presque d’avoir envie d’égorger le prof d’aquagym ou les adeptes de la danse du club ?

Bref, si vous aimez Stephen King et que vous n’avez pas lu Duma Key, lisez-le, je le classe personnellement parmi les très bons de l’auteur. Et puis si vous aimez les histoires qui foutent un peu les miquettes, allez-y, lisez-le aussi, ça vaut le détour. Et puis ne serait-ce que pour son ambiance un peu kitsch et ensoleillée, ses personnages déroutants et attachants (la mémé en fauteuil roulant qui porte des baskets, collectionne les figurines en porcelaine et se balade avec un harpon), ses secrets qui ne sont révélés qu’au tout dernier instant, et puis bien sûr, pour ses moments de flippe tout droit inspirés de nos terreurs nocturnes et autres peurs collectives, ben rien que pour ça, ça vaut le coup de le lire.

 

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Acheter Duma Key de Stephen King :

Voilà pour cette fois-ci. J’espère que ces avis vous auront donné envie de lire ces chouettes livres. La prochaine fois, je vous parlerai de quelques uns des livres préférés des lecteurs de ce blog dont j’ai suivi les conseils et recommandations, et qui m’ont amené à lire des trucs vraiment bien (la vérité c’est que j’aime tellement ce projet !). Et je ne vous parlerai pas de la danse du club ni des jeux piscine consistant à jeter les autres vacanciers à l’eau avant de taper sur la fesse droite de Jocelyne. Quoique, peut-être bien que si.

24 thoughts on “My favourite book of all time #2

  1. J’ai moi aussi tenté de récupérer des bons plans de lecture sur postcrossing, mais les gens ne veulent pas m’en envoyer 😦
    Du coup je vais voir si je me trouve ton histoire de satan joueur et le Stephen King. J’ai rien trouvé de mieux que de lire Simetierre pendant mes vacances, dans un hôtel à l’isolation moyenne pendant une tempête de mousson avec le vent qui hurle. J’ai dormi l’esprit tranquille.

    Si jamais tu as encore de la place dans ta pile à lire, il y a Morwenna de Jo Walton qui est l’un de mes livres préférés et qui contient lui même une soixantaine de conseils de lecture.

    • Lire Simetierre pendant ses vacances, par une nuit de tempête, c’est franchement la classe. Sinon merci pour le conseil, je note pour Jo Walton qui fera partie d’une de mes prochaines sessions.

    • By the way je viens de lire le résumé de Morwenna et nom d’un chien, ça me botte. Je vais bientôt devoir songer à me prostituer ou à vendre quelques organes pour pouvoir assumer mon budget bouquins mais qu’importe !

      • Si jamais t’as pas d’allergie, j’ai une partie de la liste Morwenna en ebook, je peux partager 😉
        Mais je comprends la problématique, j’arrive à être bibliothécaire et à avoir un budget livre bien trop élevé ! Je n’envisage pas encore la prostitution, mais je taxe les lecteurs !

      • C’est gentil mais ohlala le ebook, je n’arrive pas m’y mettre. Par chance, mon exemplaire de Morwenna devrait arriver dans les prochains jours.

  2. Donc du coup … je viens de commander le Stephen King… Parce que je n’ai pas lu celui là et que c’est quand même mes premières lectures de grande cette auteur ( Avec le bibliothécaire qui appelait mes parents pour savoir si je pouvais vraiment emprunter chez les adultes malgré mon petit carré et mes 10 ans en 95).

    Et du coup si je peux te conseiller une BD et faire un raccourci super facile mais qui est en fait un très bel accident : Lock and Key de Joe Hill ! C’est une série en 6 tome, un bon comics fantastique avec des dessins pas commun et scénarisé par… le fils de Stephen et Tabitha King aka Joe Hill. J’ai découvert la série avant de découvrir son arbre généalogique et en fait quand on a baigné dans un monde d’histoire, ça peut donner de chouettes choses !

    • Merci pour le conseil mais guess what, j’ai déjà lu tous les Locke and Key et je leur consacre une place de choix dans ma bibliothèque de comics. 😉

  3. De quel Cook parle-t-on ? L’auteur de polars rosbif est vachement bien, connais pas l’autre.
    King m’assomme (remarque, j’ai essayé que Simetierre, qu’on m’avait vanté comme le meilleur). Les Doors aussi m’assomment (surtout le clown du Père Lachaise – comme tombe pathétique on fait pas mieux – et le batteur, lourd de chez Lourdingo).
    Comme je suis un facho tendance Dixie, vais pas me faire chier avec des histoires de nègres, même si c’est bien et surtout si c’est triste (quoique, des histoires de nègres gaies…) parce qu’avec l’âge je deviens trop sensible (ça doit être pour contrebalancer mes années punk)
    Reste Le Maître, que je ne connaissais que de nom et que, juré, je lirai un jour (à noter qu’en France, on aime bien se faire chier pour des riens, alors quand un titre commence par « le », « la » ou « les », le début du mot suivant est en maj., si c’et « un » ou « des », pas).
    Merci pour la carte, très belle.
    Et bises, en sus.

    • Oui c’est bien Cook l’auteur de polar. J’ai trouvé ça chiant comme la mort et assez quelconque (enfin pas du niveau d’un meilleur livre de tous les temps quoi). Je pense que tu aimerais vraiment LE Maître et Marguerite. (Et merci pour le rappel des règles d’orthographe concernant les titres en Français mais nom d’un chien, c’est comme l’absence de « d » à la fin de cauchemar, je crois que je ne m’y ferai jamais).

  4. Non mais Stephen King quand je pense à ma prof de français qui m’expliquait que c’était le Guy Descars du frisson. Je suis une grande grande grande fan, et punaise j’ai pas lui celui ci qui file immédiatement en commande comme Racines dont je n’ai vu que la série enfant. C’est toi qui ruine les gens je te signale hein. Comme je suis en train de lire le magnifique Americanah (je t’épargne les innombrables fautes que je serais en capacité de faire sur le nom de cette auteure nigériane) j’en profite pour te le conseiller, il m’a rappelé un autre des livres préférés de toute ma vie du monde entier : American Darling de Russel Banks.

    • Si je te donnes mon budget livres depuis que j’ai entamé ce projet, tu tombes à la renverse direct. Déjà qu’en temps normal je me fais honte quand je vois le volume de livres que j’achète, ces temps-ci c’est carrément n’importe quoi. Je prends note pour American Darling, of course.

  5. Ah oui et Marche ou crève (un de mes King favoris si ce n’est LE favori) je viens de le racheter avec Charlie et Cujo pour l’ado chez moi que je compte convertir dés ses 14 ans, mais ouais

  6. Je vais donc lire Duma Key. Et pour te remercier je te livre mon précieux : « Sous le règne de Bone » de Russell Banks.

    Je pense avoir lu l’intégralité de l’œuvre de Frédéric Dard dans ma jeunesse, il est un peu de ce que je suis. En revanche, je suis hermétique à tout ce que j’ai tenté de la littérature russe et « Le Maître et Marguerite » n’a pas dérogé.

    • Pareil pour Frédéric Dard, j’ai lu à peu près tout et impossible de me séparer d’un de ses livres malgré la pute de place qu’ils prennent dans la bibliothèque. Je prends note pour Russell Banks, merci pour le conseil !

  7. J’adore ces articles qui me permettent de découvrir plein de bouquins !
    J’ai longuement hésité avant de livrer (hin hin hin) le mien, mais du coup ce sera « La Maison des feuilles » de Marc Z. Danielewski.
    Et même si c’est pas du jeu, juste derrière il y avait « La Conjuration des imbéciles » de John Kennedy Tool.
    Je m’arrête là même si ce serait tentant d’en partager encore plein.

  8. L’échange sur Cook m’a fait chercher le polar qui rentrerait dans la catégorie… en vain ! Il y a eu d’excellents polars, certes, mais qui marque vraiment, nenni. Il y a bien eu Arsène Lupin ; m’enfin on peut difficilement casser ça dans le polar. Lui et Pardaillan, tout jeune garçon devrait avoir lu ça (enfin, si on lit encore des livres).
    Je vais peut-être réessayer King, alors. A noter que le hors-série de Bifrost à paraître lui sera consacré entièrement. http://www.belial.fr/revue/bifrost-80
    En fantasy, il y a L’Histoire sans fin ; tu as dû voir le film étant jeune mais le livre luis est vraiment supérieur, et c’est un de mes grands souvenirs.
    Bises chez vous.

    • Parfaitement d’accord pour Cook : du bon polar mais rien d’inoubliable. Quant à l’histoire sans fin, j’ai lu le livre plusieurs fois. Quant au film, bah oui, comme tu t’en doutes, enfance 80’s oblige, je l’ai regardé en boucle pendant de nombreuses années. Et je ne me suis jamais parfaitement remise de la mort d’Artax dans les marécages de la mélancolie.

  9. Première visite aujourd’hui, je découvre le concept du best book ever, je suis déjà fan. Hâte d’avoir le temps de revenir pour lire le reste et déjà 1000 mercis pour ces trois billets que je viens de dévorer. Tu y parles des livres des autres mais de ton écriture je retiens déjà cette fabuleuse phrase « Et c’est ça qui est bon, lire sur la pointe des pieds, sans faire de bruit de peur de ne réveiller une quelconque créature démoniaque à la page suivante ». Lire sur la pointe des pieds… c’est du vécu! Merci à Mentalo pour la découverte, et à bientôt…

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