Et ça me gratte, je veux rentrer chez moi

C’est les vacances. Ca n’y ressemble pas vraiment mais qu’importe, c’est quand même les vacances.

Au lieu de se retrouver en fin de journée avec les fesses qui grattent à cause du sable, nous le soir, c’est du gravier et des bouts de plâtre qu’on enlève du slip. Mais il paraît que les travaux, ça ne dure pas toute la vie, alors j’essaye d’éviter de trop me plaindre du chantier permanent.

A vrai dire, il y a tout pile un an, on s’était payé des vacances pour de bon, avec des palmiers, une piscine qui sent le chlore et de la bière tiède à volonté. Et j’aimerais bien vous dire que ces vacances là me manquent et que je payerais cher pour troquer la bétonneuse contre une nouvelle session de sieste et d’insolation en paréo rose corail, sauf que non, que dalle, je préférerais crever que de revivre ça.

Et tout cela me donne une bonne occasion de vous raconter enfin mes vacances de l’année dernière. Je sais, j’avais pas arrêté de vous le promettre mais croyez-moi, ça a été tellement balèze et j’ai tellement peiné à m’en remettre que j’ai finalement jugé préférable – pour ma santé mentale – de ne pas en parler trop tôt et de m’efforcer d’oublier cet incident. A tout jamais.

L’année dernière, donc, mes rejetons sont venus me trouver avec leurs joues roses et leurs sourires effrayants. Ils s’étaient brossé les dents et n’avaient ni mauvaise haleine ni aucune croûte au coin des yeux, alors j’ai compris direct qu’ils comptaient me demander quelque chose.

Ils ont dit :
« Maman, est-ce que tu es d’accord pour qu’on fasse une croisière en famille ? ».

Et moi, qui n’ai toujours pas la notion de l’argent et qui continue de croire que tout est absolument abordable (y compris les chaussures de luxe parisiennes  et les robes en bifteack de Lady Gaga), je leur ai bravement répondu :
« Mais ouais les mecs, pas de problème, venez on va demander un devis en ligne et on en parlera ce soir à votre vieux papa ! »

Et là, les gosses m’ont connectée sur le site des croisières Disney Cruise en m’expliquant à quel point ce serait formidable de naviguer pendant dix jours avec Mickey, Donald, Jack Sparrow et la reine des neiges. Et moi qui ai conservé une âme d’enfant de façon proprement affolante j’ai hurlé « Ouaaais, mais à fond quoi ! », et puis j’ai validé la demande de devis immédiat et tout de suite après, j’ai manqué de tomber à la renverse et j’ai dû expliquer aux enfants que non, même en vidant tous les comptes et en hypothéquant la maison, on n’avait pas 7000 balles à mettre dans une croisière Disney Cruise, enfoirés de petits bourgeois. Et j’ai poussé le vice jusqu’à ajouter qu’en plus, à tous les coups, ce serait même pas la vraie Elsa d’Arendelle qui serait à bord mais plutôt la reine des neiges moche qu’on avait croisé l’autre jour dans le hall du Leclerc, et je crois bien que ça les a calmés un peu.

Mais juste un peu.

Et comme après ça, ils ont passé trois jours à tirer la tronche en faisant exprès de se connecter sans arrêt au site Disney Cruise en caressant  l’écran façon laisse-moi-au-moins-toucher-mon-rêve-du-bout-des-doigts, on a fini par se faire arnaquer et on a cassé la tirelire pour leur payer une semaine en hôtel club en Crête. C’était pas le paquebot de Jack Sparrow et Pocahontas mais c’était censé être cool quand même étant donné que la brochure annonçait un mini-club, deux piscines et un grand toboggan jaune, et puis aussi un bar avec alcool à volonté pour les parents.

Et c’est comme ça qu’on s’est embarqué tous les six en hôtel club.

En hôtel club.

Désolée, c’est devenu une sorte de tic, dès que je prononce cette expression je fais des crises d’angoisse et de panique et je ne peux pas m’empêcher de la répéter encore et encore, comme pour conjurer le démon.

En hôtel club.

Bref.

Au matin du premier jour, quand je suis arrivée à neuf heures au bord de la piscine, sous mon grand chapeau d’Alice Sapritch, et que j’ai constaté que les soixante dix neuf transats étaient déjà occupés par des draps de bain esseulés, j’ai immédiatement su que j’allais drôlement me plaire ici. Drôlement.

C’est que moi, en bonne campagnarde un peu simplette, j’ignorais que le règlement intérieur impliquait de laisser tout civisme ou bonne manière devant la porte du hall d’accueil à son arrivée, juste à côté de sa valise (celle avec du bolduc autour de la poignée, pour bien la reconnaître sur le tapis des bagages à l’aéroport). Et par conséquent, j’ignorais qu’en hôtel club, il est de bon ton de mettre son réveil à 6 h 30 du matin (7 h grand max) et de se traîner jusqu’à un transat, les yeux encore tout collés de sommeil, pour y poser son drap de bain de façon à le monopoliser, ou pour être plus polie, de manière à le RESERVER de 6 h 30 à 20 h 30. Et puis après bien sûr, la coutume veut que l’on retourne à sa chambre pour finir sa nuit en claquant bien la porte, parce que sans ça c’est pas drôle. Ensuite, on peut bien traîner jusqu’à midi sous son drap moite, on s’en cogne, le drap de bain se charge de nous garder une place au bord de la piscine. Voilà.

Et pendant ce temps, les autres gens, comprenez les abrutis dans mon genre qui trouvent le rituel de la réservation au drap de bain à la fois grotesque et impoli (tant qu’à faire, autant pisser contre le transat pour marquer son territoire), et bien il ne s’allongent pas au bord de la piscine. Jamais. Ils sont relégués au bar à côté de l’enceinte géante qui crache du David Guetta de 9 heures à 21 heures. En plein dans le passage, entre le bar et les chiottes. Avec tous les autres idiots qui n’ont pas non plus dressé leur drap de bain en chien de garde matinal et qui se sont candidement pointé avec leur serviette sous le bras en se disant « pas de stress, c’est les vacances », haha les cons. Et donc voilà comment dès le premier jour, je me suis retrouvée entre David Guetta et les autres vacanciers outsiders, ceux qui, comme moi, ne se mettent même pas en maillot de bain et gardent leurs fringues au bord de la piscine, qui mettent de l’indice 60 même à l’ombre et qui lisent de la BD indépendante entre deux verres d’apéritif gratuit (et donc imbuvable). Ca m’a direct remise dans l’ambiance de la fac quand je faisais partie de la bande des uncool du fond de la classe, que voulez-vous, on ne se refait pas.

Mais bon, qu’importait, avec ou sans transat, c’était les vacances, merde, on n’allait pas se laisser abattre par une histoire de drap de bain.

Ni par le fait qu’on ait très légèrement sous-estimé le nombre de portes qui seraient claquées dans l’hôtel entre 6 h du matin et 5 h 59 le matin suivant (pour le repos, vous repasserez hein).

Ni par la voix de David Guetta et de Magic System nuit et jour et jour et nuit.

Ni par les vacanciers qui vont au restaurant en slip de bain encore mouillé et qui ont le cul qui goutte sur leur chaise pendant le repas (au dessert, ça forme une jolie petite flaque sous leur chaise, c’est vraiment très mignon).

Ni, d’ailleurs, par les vacanciers en maillot de bain TOUT LE TEMPS (imaginez, on est venu trois fois – trois fois, oui – me demander si j’étais pas styliste par hasard, STYLISTE putain, parce que soit disant j’avais un look vraiment génial alors que merde, mon look génial consistait juste à porter des vêtements).

Ni par la danse du club qu’on t’oblige à accomplir et tant pis pour toi si t’es en plein milieu d’un chapitre, tu fermes ta gueule et tu te lèves pour faire la chorégraphie du club, et si tu refuses on t’envoie Jean-Miche et Pedro qui te prennent chacun par une jambe pour te jeter dans la piscine sous les applaudissements de la-foule-en-slip qui te rappelle qu’on a « rendez-vous au-so-leil pour partager le rêve-euh, quand le jour se lève-euh ».

Et surtout, on n’allait pas se laisser abattre par les activités et les jeux apéritifs. Non.

On n’a jamais été foutu de savoir si les animateurs étaient tous sous acide ou payés au nombre de touristes qu’ils arrivaient à coller dans la piscine pour le cours d’aquagym, voire même les deux à la fois. Toujours est-il que chaque jour de cette interminable semaine de vacances au cours de laquelle je pensais pouvoir lire au calme (petite sotte) et que je rebaptiserai plus tard la semaine Apocalypse Now, j’ai été inscrite à environ 29 cours d’aquagym. Et jamais de mon propre chef, soyons bien d’accord. Disons que ces 29 fois environ, les animateurs drogués ont trouvé drôle et génial à la fois de mettre mon nom sur la liste des participants et de m’appeler 29 fois au micro avec leur accent roumain, et ça donnait chaque jour : « Et on attend Eve dans la piscine pour la séance d’aquagym ! Allez, Eve, on t’attend : Eve, c’est la madame là-bas avec plein de tatouages ! C’est celle du club des intellectuels qui arrêtent pas de lire alors que c’est les vacances, hahaha ! Allez Eve, bouge ton corps ! Si Eve elle vient pas dans la piscine, on va tous la mettre à l’eau ! CHAAAA-LEUUR !! ». Et là, tout le monde répète ton nom en boucle en frappant dans les mains et en te dévisageant, et comme le cours d’aquagym ne peut pas démarrer sans toi-qui-ne-t-es-pas-inscrite-et-qui-veut-juste-lire-un-livre-sous-le-parasol-BORDEL, eh bien tu te lèves et tu vas gentiment dans l’eau de la piscine qui te fait pointer les tétons. Et ensuite tu essayes de pas trouver dégoûtant qu’on t’invite à faire la planche sur le dos tout en essayant d’attraper les pieds de ta voisine, SES PIEDS bordel.

Au bout de deux jours d’aquagym, j’ai pleuré. Et j’ai dit à mon vieux mari qu’il fallait absolument qu’on trouve une solution pour rentrer au plus vite, que j’étais prête à prendre un vol sur une compagnie à haut risque pour rentrer directement en Lorraine. Mais mon vieux mari il m’a dit de me calmer et il a ajouté : « Regarde comme les enfants s’amusent, ça devrait te suffire ! », et j’ai répondu que ça me suffisait que dalle de voir les moutards boire l’eau du pédiluve, que je voulais me casser de cet enfer et ne plus jamais y revenir.

Alors il a dit que j’étais snob et il est allé reprendre une mauvaise bière gratuite au bar, en dégainant son bracelet all inclusive, et là j’ai compris que la seule raison pour laquelle lui parvenait à tenir le coup, c’était parce qu’il s’alcoolisait très tôt le matin jusqu’à tard dans la nuit afin d’être capable de tout endurer, y compris la danse du club et Magic System.

Je me suis alors dit qu’il avait peut-être raison et que j’étais peut-être snob et pas capable de m’amuser. Parce que tout le monde avait l’air de trouver l’ambiance géniale et de faire des trucs complètement foufous (et je ne parle pas seulement de la danse du club en slip de bain ni du fait de se servir de la salade du jour directement avec les doigts) alors que moi j’avais juste envie de trouver un endroit calme où je serais invisible. Un endroit calme où aucun animateur ne pourrait m’interpeller ni me balancer dans la piscine, un endroit où je pourrai lire ou pire, PENSER. Imaginez, cet endroit, c’était tellement trop, trop de tout, que j’arrivais même pas à penser ou à réfléchir au calme. C’était comme être parasitée en permanence. Parasitée par la musique de club vomie par les enceintes, parasitée par ce dégueulis de bonne humeur factice, parasitée par ce trop plein d’activités, parasitée par les balloches du mec assis à la table en face de la mienne et qui mangeait son troisième dessert toutes jambes écartées dans un bermuda de bain hélas bien mal ajusté.

Le quatrième jour, j’ai terminé le dernier livre que j’avais emporté et j’ai commencé à sombrer dans la dépression.

Mon vieux mari lui, ça allait vu qu’il continuait de boire de l’alcool en grandes quantités. J’avais déjà trop enduré, vraiment trop. J’en étais tout de même à mon quatrième jour d’humiliation sur la piste de danse du mini-club, en plus de tout le reste. Ah oui, parce qu’il y a ça aussi, en hôtel club, la séquence « mini disco » où les vacanciers sont tout émus de voir leur progéniture au teint hâlé se dandiner sur des tubes de l’été et effectuer consciencieusement des chorégraphies synchronisées. Alors tous les soirs, je regardais mes minots danser et les gosses avaient la banane et me faisaient coucou en dansant le zouk, et puis chaque soir, ça se finissait de la même façon : les enfants devaient, sur ordre de l’animateur-fils-de-Satan, aller chercher leurs parents pour qu’ils viennent danser avec eux sur la piste. Eh ouais. Alors moi, j’avais mis ma jolie robe patineuse qui m’arrive au-dessus du genou avec des escarpins glitter (remember : je suis styliste), j’avais même fait un brushing et tout et tout et là, je me suis retrouvée CHAQUE SOIR à danser avec mes gamins une chorégraphie de la honte qui consistait à – croyez-le ou non – danser en tournant sur soi-même avec les fesses en arrière, les genoux pliés, les mains ramenées sous les aisselles, le tout en tirant la langue et en louchant (je vous jure, bordel je vous JURE que c’est réel).

Et donc le quatrième jour, j’ai beaucoup pleuré.

Puis vint le cinquième jour et, au beau milieu de l’après-midi, un de ces fameux « jeux apéro » dont les vacanciers sont si friands. Je me rappelle des jeux apéros dans les années 90, là au moins ça avait du sens : si tu gagnais, tu remportais un apéro gratis. En 2015, que l’on m’explique, de grâce, l’intérêt de gagner un apéro gratuit en formule all inclusive où tu ne payes déjà aucune consommation, nom de Dieu. Et donc, j’étais là, comme d’hab, dans les quartiers des outsiders qui mettent même pas de monoï et qui se reluquent pas la marque du maillot toutes les trente-huit minutes, quand l’animateur accro au LSD a annoncé les règles du jeu :

« Pour gagner, c’est très simple ! Il faut accomplir ce parcours le plus vite possible ! D’abord on plonge, puis on fait une longueur de piscine, là on remonte sur le bord et on donne un coup de sifflet puis on replonge et on revient à son point de départ. Là, on fait une série de dix pompes et pour finir, on va donner une claque sur les fesses de Véronique ! ».

Et là, y avait la Véronique, allongé sur le ventre, qui souriait et qui faisait coucou à la foule depuis son transat, le slip du maillot rentré dans la raie du cul. Et moi je me suis dit que c’était pas réel. Que c’était une blague. Ou encore un coup de Marcel Béliveau (peut-être qu’il n’est pas si mort que ça).

Mais non.

C’était pour de vrai.

Les candidats se sont mis en position de plongeon, ont attendu le top départ et ont sauté dans le bassin en éclaboussant tout le monde, fait résonner un coup de sifflet de l’autre côté de la piscine, sont revenus faire leur série de pompes sous les encouragements des gens en slip et puis bien sûr, ont donné une grosse claque sur le cul de Véronique qui rigolait toujours.

Je. Vous. Jure.

Et Véronique, personne l’a obligée hein, faut quand même le savoir, elle était très contente de se rentrer le maillot dans la raie des fesses et d’attendre que des inconnus viennent lui mettre une petite fessée amicale, c’est tout de même intéressant de le souligner.

J’étais à ça d’attendre l’épreuve bonus qui consisterait à tirer sur la ficelle du tampon de Jacqueline pour gagner un deuxième verre de raki-déjà-gratuit.

Bref, j’aurai tout vu.

(Mais maybe je suis snob, aussi).

Et au matin du sixième jour, j’ai commencé à me faire une raison et à relativiser un peu vu qu’il ne me restait plus que 24 heures avant la quille. Et je me suis mise à boire plein de bières tièdes avec mon vieux mari pendant que mes enfants cuisaient dans le local du mini club, en me disant que finalement, j’aurais peut-être dû commencer par ça et me remettre à boire dès le premier jour en terre crétoise. Du coup, j’ai eu mal au bide et à la tête toute la journée mais ça m’a drôlement aidé à encaisser David Guetta et tout le reste. On a planté les gosses au mini-club pour aller reboire des coups à l’extérieur de l’hôtel et on a fait les magasins au milieu des touristes russes. Je me suis payée une Vénus sauvée des eaux en albâtre parce que mes parents avaient refusé de m’en acheter une en vacances quand j’avais dix ans, alors je l’ai prise et j’ai dit à mon vieux mari : « Je l’achète pour l’offrir à mon moi d’il y a vingt-cinq ans » et il a pas eu l’air de trouver ça étrange. On a aussi acheté de l’huile d’olive locale (mais pas assez) et de la confiture d’olives et ça, je crois que c’est une blague crétoise, le truc dont tout le monde sait que c’est dégueu et immangeable mais qu’on commercialise quand même en se disant « Oh ben y aura bien un con de touriste qui en achètera un pot ». Et en vérité, cette confiture s’est révélée par la suite tellement immonde que j’arrête pas de me dire qu’on a bien fait de dépenser le reste du blé dans une Vénus en albâtre, des lance-pierres pour les gosses et des cigarettes de contrebande.

Et Dieu acheva le septième jour. Enfin.

Inutile de vous dire à quel point j’étais finalement contente de retrouver ma maison lorraine pleine de poils de chiens et de litières à vider. J’ai direct viré mes pompes pour aller courir dans l’herbe du jardin et saluer mes poules, les enfants m’ont regardé faire sans rien dire. A la fin, quand je me suis affalée dans l’herbe sans me méfier des crottes de chien qui n’avaient pas été ramassées depuis toute une semaine, les enfants m’ont demandée si j’étais contente d’être rentrée et j’ai éructé un rire long et démoniaque en guise de réponse. De leur côté, ils m’ont tour à tour confié que ces vacances, ça avait été les plus belles vacances de toute leur vie et moi j’ai menti en disant « Ouais, moi aussi ».  Et puis je les ai laissé s’éloigner avant de re-chialer un coup en pensant à Véronique et au type qui mangeait des crêpes les couilles à l’air.

Mais voilà, les mauvaises vacances c’est comme les accouchements et tout le reste, à la fin on finit par oublier à quel point c’était douloureux et on est prêt à remettre le couvert.

Enfin pas tout de suite.

Cette année, on se contentera d’une visite dans le royaume factice de Marne-la-Vallée juste avant la rentrée des classes  et d’ici là, on profitera bien des vacances dans la maison de moins en moins pleine de plâtre et dont les trous dans les murs sont désormais obstrués par des  fenêtres. On se réjouira des soirées vautrés sur la canapé à écouter les enfants m’expliquer qui est John Cena. On triera tous les tiroirs à bordel de la maison et on se récompensera de ce travail bien fait en mangeant deux fois plus de cônes à la pistache. Et on retournera encore dans ce parc de jeux pour voir les enfants grimper dans des cabanes perchées dans les arbres, caresser le museau des poneys et entendre à nouveau la maman de Djonatanne s’écrier « Djonatanne j’te préviens, si tu continues à casser les couilles, t’es puni devant cet arbre et tu te démerdes avec les loups ! ».

Qu’y a-t-il de mieux que les vacances à la maison (à part écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leur femme, faut-il encore que je vous le répète)  ? Sans doute rien. Absolument, rien. A part peut-être regarder un clip des Sleep Jones.

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12 thoughts on “Et ça me gratte, je veux rentrer chez moi

  1. Eb be !
    On ne dira jamais assez les méfaits de l’internet sur les jeunes cerveaux !
    (Le parc Disney, c’est pas mal ; j’ai adoré les tasses qui tournent.)

    • J’arrête pas de dire que c’est trop cher et que j’y retournerai jamais mais que veux-tu, quand je vois mes petits emmerdeurs s’émerveiller devant les décors en carton pâte et les fausses princesses couronnées, j’oublie mes résolutions.

  2. Quand je pense qu’il te suffit de faire 40 bornes pour avoir la piscine rien que pour toi, le bar à volonté ET du gâteau au citron que les gosses ne nous piqueront pas!

  3. Euh…c’est pas possible de sortir du club vacance pour aller genre se balader? Ou lire sous un arbre, visiter, rien foutre?

    • A l’extérieur, ce n’était qu’un alignement d’autres hôtels clubs et de boutique pour touristes. Le seul coin tranquille, c’était la plage dégueulasse pleine de merdes de chien et de détritus. Hé ouais, c’est moche, je sais.

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